journal-de-ouf

4ème EDITION

S’ayé !

 

Retrouvez toutes les infos de l’expo de ouf ! 4 sur :

 

WWW.EXPODEOUF.FR/4/

 

 

com

 

Affiche de ouf réalisée par BAULT.

Work In Progress

Pour le moment, la quatrième édition de l’Expo de OUF ! se prépare majoritairement dans les bureaux, mais en tout cas ça se prépare !

Avec Dupond et Dupont et la Fée Clochette !

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FLASHBACK #2

PHOTOS !

Des photos exclusives dévoilées sur le site de All Citi ! A voir ICI.  (en bas de leur page)

SK(H)ATE ME

A présent disponible sur le net, un documentaire que l’on vous avait diffusé en exclusivité lors de l’Expo de OUF ! 2 .

Et si vous voulez en savoir plus sur le pourquoi du comment c’est ICI.

Vidéo Recap #1

Voila le premier recap’ vidéo qui sera suivi de plusieurs autres ! A suivre donc.

Et si on ne vous dévoile pas énormément d’œuvres réalisées pendant cette expo c’est parce que l’on préfère vous inciter à venir les découvrir dans la vrai vie ( pour celles qui sont encore visible dans la rue ).

En revanche on vous gâte avec énormément de moments privilégiés, notamment les préparatifs de ce joyeux bordel organisé.

Rendez vous pour le Recap #2 !

Hardcore jusqu'à la mort !

Bon le récap photo ce sera pas encore pour cette semaine … Puis on va arrêter de faire des pronostics tant qu’à faire …

Par contre vu la masse de vidéo qu’on a, on a décidé de faire plusieurs montages de récap’ !

 » Coming soon  » donc, comme il se dit dans les milieux autorisés.

Joyeux bordel

Le secret de l’Expo de OUF !?

Une organisation de ouf !

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Coming soon

Le récap vidéo c’est pas pour tout de suite, en revanche on essayera de vous faire patienter avec quelques extraits bonus comme celui-ci !

La troisième édition de l’Expo de OUF ! a tenue toutes ses promesses et a encore permis de pousser de nombreuses portes. Ce qui fait que l’on est déjà en train de bosser sur plusieurs nouveaux projets croustillants !

Le récap photo par contre ce sera courant de semaine prochaine. Promis !

Le Refs ! Interview

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Interview : Patate .

Interviewé et photos : Le Refs

 

- Salut Le Refs, tu fais parti des photographes Nîmois reconnus, ou du moins appréciés si l’on en juge par le nombre de personnes qui suivent ton compte facebook ( plus de 4000 au compteur ).
Est ce que ça t’ouvre des portes d’avoir un réseau aussi large ? :

Salut a tous alors , heuu ba non , je pense pas que cela m’ouvre des portes , enfin ça me permet de faire voir mon travail , récolter des avis , des critiques , échanger avec d’autres photographes, les réseaux sociaux servent à ça , entre autres , mais rien de fou … Tiens justement , il y a pas longtemps je suis tombé sur une publication, qui disait : être populaire sur facebook , c’est comme être riche au monopoly ….

 

- Tu fais parti des rares photographes underground qui peuvent se permettre d’être accepté et d’avoir une proximité avec certains graffeurs, étant graffeur toi même.
Quel lien entretient tu entre le graff et la photo ?:

Le graffiti c’est ma première passion , c’est ce qui ma mené à la photographie … J’ai passé tellement de temps avec des graffeurs , a voir ces ambiances de street , ces lieux abandonnés , ces soirées pleine d’adrénaline , ces odeurs de train et de rail , c’est tout un univers … Je pourrais t’en parler des heures … Vers 2005 -2006 je m’achète un petit bridge Sony , je commence à archiver les graffitis que je vois , et à force de prendre des photos de graff , j’ai commencé à vouloir faire mieux , de plus en plus stylé, je ne prenais plus seulement le graffiti , mais tous ce qu’il y avait autour , je le voulais dans sont contexte, c’est parti de la … Je suis tombé accro.

 

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- Sans vouloir dévoiler toute ta vie privée, tu vis dans la ZUP ( Zone à Urbaniser en Priorité ) qualifié de « quartier qui craint », et tu fais principalement des photos du quotidien que tu côtoies.
Est ce que tu cherches à sublimer ce quotidien ou simplement à en être le témoin tel un photographe reporter ? :

Non je cherche pas à sublimer , je prends des moment de vie du quartier , pas comme un reporter , mais comme un père ou un frère , qui photographie sa famille , frères et sœurs , enfin j’en vois plus qu’un reporter pourrait en voir ! Haha !

 

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- Tu joues beaucoup avec les lumières, notamment en poses longues et avec les reflets dans les flaques. Tes traitements post-prod sont également super bien travaillés. Est ce que tu as suivi une formation à ce niveau ?
Et est ce que tu t’intéresses à la photographie argentique ?

Oui j’aime beaucoup les poses longues en photos , les possibilités sont infinies , tu peux créer un tas de choses , je suis toujours fasciné de voir le résultat après une pose longue , que ce soit un light painting , ou un ciel qui file en paysage , c’est magique à chaque fois . Pour ce qui est de la post-prod , j’ai jamais suivi aucun cours ou formation , j’ai tout appris tout seul, sur le tas , internet m’a beaucoup aidé pour ça , les tutoriels , sur les différents logiciels , les forums , Flickr (un site de partage photo) beaucoup de bons contacts qui m’ont appris pleins de choses . je suis pas un expert pour autant , mes retouches restent assez soft. La photo argentique j’en fait de temps en temps , mais c’est super rare , j’ai appris les classiques , avec Patrice de Negpos ( big-up) la chimie , les agrandissements , les tirages , c’est bien de connaître les bases mais je reste plus un fan du numérique .

 

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- On te souhaite que du bon pour la suite ! D’ailleurs après l’Expo 2 OUF ! tu as été repéré par la galerie NegPos qui t’ a faite exposée, et tu vas également exposer à la maison de la région dans le cadre du festival «  Tout Simplement Hip-Hop » en octobre organisé par l’association DaStorm .
Consécration ? Prémisse d’une carrière professionnelle ? :

Consécration non , mais c’est bien , pour le moral , ça fait toujours plaisir quand des gens viennent te voir pour te proposer d’exposer. Pour le coté professionnel , c’est beaucoup plus compliqué ! Haha ! Mais cela reste une de mes priorités c’est sur . L’avenir le dira.

 

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Un dernier mot :

Merci à tous les membres du SPOT pour ce que vous faites , Les EXPO DE OUF !.. Ça fait du bien à Nîmes ! Un gros big-up à tous ceux qui vivent leur passion sans limites , jusqu’au bout ! Merci à ceux qui me soutiennent , mes potos ma famille TPA SOT QTK TRC.

 

Pour voir plus de photo du Refs :

Flickr : https://www.flickr.com/photos/lerefs/

Facebook : https://www.facebook.com/LEREFS?fref=ts

Fin !

Gavroche-et-Chloé

 

On aurait pu choisir tout un tas de photos pour clôturer cet évènement.

On en a des centaines magnifiques mettant en lumière les œuvres des artistes de ouf.

Mais on a choisis celle la peut être parce qu’elle retranscrit au mieux l’état dans lequel on se trouve actuellement et qu’elle résume au mieux l’esprit que l’on souhaite conserver pour cet évènement.

On se dit qu’on a même pas besoin de remercier chaque artiste, chaque bénévole, car leur plus grande récompense ne sera pas un merci ( qui ne sera jamais assez grand en retour de ce qu’ils ont donné ), non, leur plus grande récompense, et la notre, c’est cette fierté, d’avoir participé à une aventure comme celle-ci.

A chaque édition, l’Expo de OUF ! pousse de nouvelles portes, enclenche de nouveaux interrupteurs de lumière de génie, et permet à cette famille recomposée de ouf de s’agrandir …

Vous êtes des putains d’champions, artistes, activistes, bénévoles, visiteurs …

On vient de tourner une page, et on se rend compte qu’il y a tout un bouquin à écrire derrière.

A très vite donc, et en attendant, les projets continuent avec Bullshit – l’asso, LE SPOT et tous les pots. Alors n’hésitez pas.

( Retour en vidéo et photo de  » l’Expo de OUF ! Cheval de 3 !  » très bientôt sur www.expodeouf.fr )

 

 

 

' Képa ' en concert vendredi 26 septembre au Spot

Pas de nouvelles, bonnes nouvelles !

On a pas trop eu le temps de mettre le site à jour pour cette dernière semaine, mais sachez que :

- Ce soir ( jeudi ) il y a l’atelier Paper Toy et Light Painting de 17h à 20h.

- Demain vers 21h, un concert gratuit de Képa ( Folk Acoustik )

- Samedi la soirée de fermeture

- Et dimanche journée de décrochage !

 

C’est volontairement que nous n’avons quasiment pas  publié de photos durant toute la durée de cette expo, préférant vous inviter tant que cela est possible, à vous émerveiller dans le monde réel plutôt que dans le virtuel. Et puis ca ferait beaucoup trop de photos …

A bientôt ! En vrai !

Expo / Vente aux enchères " Pimp My Shoes !"

Chaussures customisées par 8 artistes de l’Expo de OUF ! ( www.expodeouf.fr ) mises en vente aux enchères au profit de Handicap International ( http://www.handicap-international.fr/ ) dans le cadre de leur campagne contre les mines antipersonnelles avec le soutien de Etnies Posca et Le Spot !


Mise à prix 30 € !

Vous pouvez attaquer les enchères par mail ( surenchère d’un minimum de 5 € ) : lemaildeouf@gmail.com.

Dernier coup de marteau dimanche lors de la fin de l’évènement à 19h au Spot !

https://www.facebook.com/events/332358156925109/?fref=ts

L’INSEKTE

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GUITEULS

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BAULT

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Façade de OUF !

L’Expo de OUF ! Cheval de 3 ! a été lancée en grand ce week end !

Z’auriez du voir ça , ça créé dans tous les sens dans le quartier Gambetta …!

On va essayer de récupérer un peut, et on espère vous croiser prochainement à l’un des nombreux évènements qu’on organise jusqu’au 28 septembre !

Vous avez tout dans l’onglet Programme !

( Photo : Façade de  » La Casbah  » par Sismikazot )

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Adec

Raje

Pour en savoir un peut plus sur l’association à l’origine de  » l’Expo de OUF !  » , à savoir l’association  » Bullshit «  écoutez ce sujet réalisé par la radio Raje.

D’ailleurs vendredi 5 septembre, veille du jour J, ce sera une émission d’une heure consacrée à l’Expo de OUF ! avec plusieurs interviews des artistes qui participent à l’expo !

POUR ECOUTER l’EMISSION CLICKEZ ICI !

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Demandez l'programme !

Le programme de l’Expo de OUF ! enfin dévoilé ! ( détails dans l’onglet au dessus )

Pour le parcours il faudra attendre encore un peut !

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Alias Ipin

Mr Krad

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Teaser #1

Portrait de Guiteuls, l’un des 60 artistes ( à ce jour ) à participer à l’Expo de OUF ! Cheval de 3 .

On en profite d’ors et déjà pour dire un gros MERCI à tous les artistes qui nous suivent dans cette belle aventure  !

Mr Krad

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Du Graffiti au Néo-expressionnisme

L’autre grand enfant de la publicité et du graffiti dans l’Amérique de ces années-là est Keith Haring. Héritier du pop art et de Walt Disney, il a assimilé toutes les leçons du merchandising. Après un bref passage dans une école de graphisme, il rencontre à la Visual School of Art de New York une scène alternative désireuse d’exposer hors des circuits traditionnels.  Haring se fait alors l’orchestrateur d’expositions au Mudd Club et au Club 57, et y joue les traits d’union entre le writing et la bohème underground d’East Village. Au cours de l’hiver 1980, l’artiste commence aussi à dessiner dans les rues avec un marqueur. Il y décline les motifs simples et naïfs qui forment depuis son passage en école d’art sa grammaire personnelle que l’on connait tous… Puis il remarque dans le métro des emplacements publicitaires vides dont la surface noir mat offre un support idéal pour dessiner à la craie. Les couloirs de correspondance, que se disputent alors writers et publicitaires, deviennent pour Keith Haring un laboratoire. Il commence à y tracer des dessins où se croisent l’intime, la politique et les mythologies du temps. A sa grande surprise, ses œuvres restent visibles plusieurs semaines, et ne sont pas dégradées. Mieux : on vient le voir pour lui demander s’il en est l’auteur, s’il s’agit de pubs ou de commandes. Il mesure alors l’énorme impact qu’acquiert toute l’œuvre une fois placée dans l’espace public. L’ouverture de sa boutique Pop Shop et la création systématique de multiples produits dérivés susceptibles de circuler partout seront les conséquences directes d’une telle découverte.

CR.

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Mr Krad

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Egotrip : good or bad trip ?

On nous répète souvent qu’il faut pardonner les caprices des artistes, ceux-ci étant des « hyper-sensibles ». Ce qui est sûr en tout cas c’est que bon nombre de claques se sont perdues en cours de route et que certains de ces artistes, ou réputés tels, mériteraient la fessée que leur chère mère aurait dû leur donner dans leur prime jeunesse. On dit que les graffitis sont aussi une expression du besoin humain de laisser des traces permanentes. Les hommes des cavernes s’étaient déjà immortalisés sur les parois de ces dernières. Les artistes ont-ils un ego démesuré ? Dans une société où l’ego est devenu synonyme de prétention, oubliant Descartes, Freud ou Sartre, la question peut paraître brutale. Elle est fondamentale : « J’ai voulu être peintre, et je suis devenu Picasso ! », lançait un peintre sûr de son génie. Nous aurions pu formuler la question autrement : l’ego est-il un ingrédient nécessaire à la création ? …mais c’était moins sexy. L’ego de l’artiste est à la fois son handicap et son moteur, il pousse à devenir le plus grand artiste de son époque. Dans un « egotrip » l’artiste met tout en œuvre: désir, énergie, passion, plaisir, croyance… Mais aussi orgueil, colère, envie, narcissisme et paresse (surtout). Cependant, le principe de réalité blesse l’égo, il reconsidère la superbe de la démarche artistique : pourquoi peindre? Pourquoi la gloire? Outre la vertu thérapeutique et communicationnelle, il pousse l’artiste dans des retranchements d’utilités existentielles. C’est un processus permanent de construction et de reconstruction lorsqu’il rentre dans les profondeurs de son ego. Après bien des querelles mentales et artistiques l’artiste se sent grandi et serein. Pourtant, il sait pertinemment que ce sera de courte durée car l’égo a la dent longue… Et comme dirait Booba : « l’ego c’est artistique ». Fin de la citation. 

CR.

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Rock The Casbah !

Les premières photos de  » La Casbah  » !

Le bâtiment qui est en train d’être investit par plus de 50 artistes !

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Mr Krad

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Le pochoir : vite fait, bien fait !

L’élan de spontanéité qui mène les artistes dans la rue se trouve aussi à se satisfaire grâce à un outil simple et bon marché : le pochoir. Avant la fin des années 1970, cette technique d’impression très ancienne est l’apanage de l’industrie, de la signalétique et de la propagande. L’un des premiers à en introduire l’usage est l’Américain John Fekner. Cet artiste pluridisciplinaire (musicien, vidéaste ou peintre) se donne pour mission de pointer du doigt les mutations de l’espace physique, culturel et mental dans lequel évoluent alors les New Yorkais. En 1978, seul ou avec son complice, il détourne la typographie utilisé dans le pochoir industriel et décline in situ sur les murs de Brooklyn ou du Queens des inscriptions de grande taille qui sont autant de commentaires anonymes (Fekner ne signe jamais ses œuvres), sinon de messages subliminaux, sur l’état de délabrement dans lequel se trouvait alors certains quartiers de New York. A l’époque où John Fekner trace son premier pochoir, la simplicité du procédé et sa vitesse d’exécution le font aussi adopter par les punks, dont il sert l’éthique du Do It Yourself  (DIY) ! En 1977, on commence à trouver des pochoirs sur les T-shirts des Clash, dans le métro londonien mais aussi sur le parcours des manifs anti-nucléaire. Ce nouvel usage du pochoir à des fins artistiques et militantes fait l’effet d’une bombe sur les enfants du rock. En France notamment, la technique est très largement adoptée par une poignée d’artistes séduits.

CR.

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Mr Krad

Les aventures de Mr Krad !

A retrouver tous les lundis !

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Hors les murs

Les arts de la rue ont souvent été en proie à des changements, des transformations radicales au fil des années. Ces arts-là sont qualificatifs des arts émergeants grâce aux collectifs qui fleurissent dans les années 70. En effet, ces années vont voir apparaitre une mutation dans les discours des politiques culturelles. En 1980, ces arts émergeants gagnent leur lettre de noblesse grâce à des scénographies urbaines soutenues par le ministère de la Culture. Dans les années 1990 on assiste en France à un grand projet de décentralisation. C’est aussi la montée en charge de l’interaction entre les acteurs anonymes de l’espace public et les collectivités territoriales. L’espace urbain devient alors le carrefour des sphères socio-politiques, spatiales, et culturelles. Le street art, art émergeant par excellence, a subi moult transformations par ces changements socio-culturels. D’ailleurs, il n’y a rien d’étonnant à ce que l’art urbain soit né dans les années 1960 : pour qu’éclose cette mauvaise herbe nourrie à toutes les révoltes et délibérément située aux marges de la légalité et du marché de l’art, il fallait pour rien moins qu’un contexte marqué par le renouveau des avant-gardes, la guerre froide, la vague contestataire de 1968, l’émergence de la contre-culture, l’avènement de la société de consommation et l’explosion urbaine. Porté par l’exemple du graffiti, l’art urbain connait dans les années 1980 son premier âge d’or. En France, aux Etats-Unis ou à Berlin, une génération d’artiste nourrie à la « punk music » et au rock tourne le dos au minimalisme et va trouver dans la rue un nouveau terrain d’expression et de liberté. Writers, pochoiristes, peintres issus de la figuration libre et artistes conceptuels se livrent alors entre eux, mais aussi entre eux et la pub, à une concurrence dont l’enjeu est la visibilité.

CR.

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Médias-peintres

A mesure qu’ils couvrent la ville de slogans et d’images colorées, les artistes urbains suscitent un intérêt croissant chez les journalistes, qui voient dans leur activité un phénomène dans l’air du temps. A la télé et dans la presse alternative « branchouille », interviews et reportages commencent désigner les tenants de la scène parisienne comme des médias-peintres. Leur écho médiatique est d’autant plus vif que la scène parisienne tente alors de se fédérer. En 1985, à l’initiative du ministère de la Culture, la « Ruée vers l’art » réunit les plus grands noms du pochoir. La même année, les VLP rassemblent à Bondy l’essentiel des peintres et collectifs parisiens. Dans le sillage de ces évènements, parait aux éditions Alternatives un ouvrage sur ce phénomène. Le lancement du livre a lieu à la galerie du Jour, et Agnès B. consacre à l’art urbain parisien sa première grande exposition. A l’engouement de la presse et des institutions, répond bientôt celui des collectionneurs. A mesure que se déroulent ventes aux enchères et expositions, Mesnager, Miss.Tic, ou encore Speedy Graphito voient leur côte grimper significativement. Mais leur succès est de courte durée : au début des années 1990, la crise du marché de l’art marque un coup d’arrêt à l’euphorie. Les artistes subissent aussi dans la rue leurs premiers revers. Avec l’arrivée massive du graffiti, l’espace autorisé se fait plus rare, leurs œuvres sont « toyées » et les procès du propriétaire mécontent succèdent à une décennie de laisser-faire. Il faudra attendre le tournant du millénaire pour que les pionniers de l’art urbain à la française se retrouvent une place dans l’espace public et sur le marché de l’art.

CR.

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